Chirurgie robotique
La Clinique Mutualiste AÉSIO Santé a été le premier établissement ligérien à se doter du robot chirurgical Da Vinci en 2016. Chaque année, 200 patients bénéficient, notamment dans le traitement des cancers, sans dépassement d’honoraires, de cette chirurgie robotique en urologie, gynécologie, chirurgie digestive et bariatrique.
En mars 2023, soucieuse d’offrir une prise en charge à la pointe de l’innovation, la Clinique Mutualiste AÉSIO Santé de Saint-Etienne a renouvelé son robot chirurgical et acquis le Robot Da Vinci X.
Installés derrière leur console, les praticiens contrôlent à distance le robot à l’aide de télémanipulateurs et de caméras qui permettent une vision en trois dimensions et autorisent des mouvements de rotation impossibles à effectuer en coelioscopie classique. Ce dispositif assure ainsi un geste chirurgical plus précis et plus sûr.
Les bénéfices de cette chirurgie mini-invasive sont nombreux pour le patient : moins de complications postopératoires, une récupération plus rapide, des cicatrices plus petites, des douleurs diminuées.
Cette nouvelle génération de robot permet de nouveaux gestes opératoires (auto-suture, thermo-fusion, agrafage). Autres avantages, son volume est réduit, il est plus maniable et les orifices réalisés pour introduire les instruments sont plus fins.
Le robot chirurgical da Vinci
Le système da Vinci est une plate-forme chirurgicale robotisée et sophistiquée qui se compose de deux éléments :
- un chariot côté patient, équipé de quatre bras robotisés interactifs, d’une caméra 3D haute définition.
L’un des bras est dédié à cette caméra, les autres « tiennent » et « manipulent » les instruments nécessaires à l’opération.
L’usage de la caméra binoculaire Haute Définition permet une vision tridimensionnelle et un zoom (x15) sur les zones à opérer, surclassant donc l’oeil humain et la capacité naturelle du praticien.
Les bras manipulateurs articulés permettent des mouvements que les bras et mains du chirurgien ne sont pas capables de faire. Possédant sept degrés d’articulation, ces bras peuvent donc atteindre des zones impossibles à opérer « manuellement », tout en n’étant pas soumis aux micro-tremblements naturels de la main du praticien lors de schémas d’opération complexes et délicats.
- une console ergonomique pour le chirurgien,
Le robot chirurgical est «piloté » à distance - généralement à quelques mètres seulement de la table d’opération - par le chirurgien depuis une console sur laquelle il dispose d’un écran relié à la caméra Haute Définition ainsi que des diverses commandes permettant la manœuvre des bras du robot.
Ainsi, le «Da Vinci» est un système qui combine à la fois une visualisation Haute Définition en 3D, un contrôle des instruments et une précision inégalée durant l'intervention. Il permet de pratiquer des incisions et des sutures, beaucoup plus précises et de ce fait mois traumatisantes.
Les avantages apportés par le robot
Pour le patient, une chirurgie mini-invasive :
- Chirurgie moins invasive et moins traumatisante
- Récupération post-opératoire plus rapide des patients.
- Cicatrices plus petites, voire invisibles.
- Complications post-opératoires et infections diminuées par rapport aux opérations classiques.
- Pertes sanguines réduites durant l’opération.
- Douleurs liées au traumatisme opératoire diminuées, ce qui limite l’administration d’antalgiques.
Tous ces avantages diminuent également la durée d’hospitalisation du patient.
Pour le chirurgien, de nouvelles techniques opératoires :
- Une chirurgie sous coelioscopie, mais avec une plus grande facilité de mouvement et davantage de précision,
- Une position plus ergonomique
- Une vision 3D
Une utilisation pluri-disciplinaire
C’est en urologie que le robot da Vinci a été utilisé pour la première fois dans le monde, dans le cadre d’une prostatectomie réalisée en 2000 en Allemagne.
Il donne d’excellents résultats, notamment dans le traitement des pathologies urologiques dont les organes peuvent être difficiles d'accès en chirurgie conventionnelle comme dans les cancers de la prostate, du rein et de la vessie ainsi que les pathologie fonctionnelles comme les syndrome de jonction du rein et les troubles de la statique pelvienne, mais son efficacité et ses bénéfices sont mondialement reconnus dans de nombreuses autres disciplines, comme par exemple, en gynécologie (chirurgie des cancers de l’utérus, endométriose, fibromes), en chirurgie viscérale (chirurgie colorectale, hernies), en chirurgie thoracique (résections pulmonaires, masses médiastinales) ainsi qu’en chirurgie bariatrique.